Quel plaisir pour elle!

Publié le par Katia

Aujourd'hui encore nous sommes allés nous promener, et comme je n'y avais pas été hier, la laissant à son maître pour aller voir ma mère, je suis rentrée de bonheur pour ne pas faillir à cette habitude, la promenade de l'après-midi.

Déjà elle avait eu bien de la chance que son maître l'emmene courir ce matin, alors une promenade dès mon arrivée, je la lève de la sieste, toute surprise de me voir elle me fait la fête.

D'ailleurs au lever je suis impressionnée comme elle est sanguinolente...

Bref on va en promenade, rapidement Ambrouille cherche la bête, notamment aux endroits habituels.
Très vite on l'entend faire "cahu cahu", signe que le gibier est en vue, mais rapidement elle cesse, sans pour autant arrêter sa recherche, d'ailleurs Christophe est obligé d'aller la chercher, on est trop près de la ligne de chemin de fer, et avec les lapins on ne sait jamais vers où ils vont aller.

Puis on continue la promenade et à quelques mètres de là, rebelotte un autre lapin dans les broussailles, Ambrouille le prend en chasse le long de la ligne de chemin de fer, on rappelle, elle revient et poursuit le lapin dans les terriers, elle ne sait pas lequel il a emprunté et les passe donc tous en revue, vaine de ses efforts, et entendant nos appels, elle revient, fière, excitée et pleine d'envie.

Le train passe en direction de Jarnac, cela nous rassure, car cela veut dire que le prochain est pour dans un certain, temps, tant mieux, on aura pas besoin d'être toujours sur le qui-vive.
Il y a du monde aujourd'hui, une vraie autoroute, certains agriculteurs et commerciaux (vu leur tenue au milieu des vignes) viennent voir un engin en démonstration, essai. Du coup nous sommes obligés de rattacher la chienne, d'abord parce qu'ils pourraient être chasseurs et ne guère apprécier des chiens non tenus en laisse.
Mais dès l'attroupement passé, on relâche les chiennes.

Ambrouille toujours sur sa faim et soif de gibier, prend de l'avance, beaucoup d'avance, je m'oblige donc à la rappeler, elle revient, tel un boomerang et repart aussitôt d'où elle venait. Ce qu'elle veut...le dernier petit bosquet, là il y a souvent du gibier.

Effectivement, il doit y en avoir ou y avoir eu il y a peu, car la piste semble fraîche, elle piste et saute telle une gazelle pour meiux cibler à vue le gibier. Mais rien ne bouge, alors elle décide de s'enfoncer dans les broussailles. Nous continuons notre chemin, malgré l'intérêt marqué par Ambrouille. Et celle-ci malgré nos appels, se contente de sortir voir où nous sommes, mais elle ne peut se résoudre à quitter l'endroit.
C'est sûr il y a de la bête.

Alors je fais demi-tour, et ravie de me voir à ses côtés, me montre avec enthousiasme qu'il y a une bête, là, juste au fond de ce trou, elle rentre à l'intérieur, s'enfonce, jusqu'à n'y voir plus que le bout de la couette, les pattes arrières complètement recroquevillées. Elle doit user de toute la force de ses pattes avant à pousser pour pouvoir se sortir de ce trou si étroit, qui vire puisqu'elle se retrouve sur le dos. Puis elle peut enfin pousser avec ses pattes arrières et sort,  elle a beau mordre et tirer le lapin doit être là juste à bonne distance de ses dents, alors elle agrandit le trou, en creusant, et mordant terre et racines, en gagnant ainsi quelques centimètres, peut-être cela suffira-t-il à décrocher le dit lapin.

Et moi maîtresse et chasseuse indigne d'un tel talent et d'une telle tenacité, la presse de partir, mais rien n'y fait, il y a tellement de ronces, je m'aventure quand même pour récupérer ma chienne et la contraindre (par la laisse la pauvre) à quitter cet endroit, mais à chaque fois au moment où je parviens presque à l'atteindre elle vérifie dans un autre trou qu'il n'y soit pas plus prêt.

Alors j'essaie la ruse, mais même la si gourmande belette ne troquerai pas un "purina" (une croquette-récompense) contre un bon petit lapin. Alors rien n'y fait elle ne vient pas.
Je lui indique alors l'entrée d'un autre terrier, elle hésite puis se déplace, et là, je l'attrape rapidement par la peau du cou, la félicite et l'emporte loin de ces terriers si chauds.
Elle me suit, non sans oublier de jeter un dernier regard.

Mais rassurez vous elle n'en perd pas le nord pour autant, étant à la fin de la promenade, elle se dépêche et se hâte de trouver un bâton qu'on puisse lui jeter.
Mais elle ne peut s'empêcher de penser gibier et cherche désespéremment une nouvelle piste à explorer.

Du coup voulant éviter un ci-gît, pour traverser le chemin et finir notre promenade je rattache mon fauve, fou de chasse et née pour cela.

Publié dans Promenades

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